autre croyance dysfonctionnelle: au top, partout et tout le temps

failatfail

= « Pour se considérer comme valable, un être humain doit être parfaitement qualifié, adéquat et accompli en tout temps ou du moins la plupart du temps dans au moins un domaine important. »

Il s’agit là d’une croyance évaluative qui équivaut à penser que « notre labeur égale notre valeur », ou encore que « notre succès égale notre valeur » (Beck, 1979). Elle est très répandue dans notre société compétitive et orientée vers la performance. La personne qui s’en inspire présente des exigences très élevées concernant la performance et s’oblige à d’énormes efforts pour les satisfaire. Elle a de la difficulté à se reposer et à profiter des plaisirs légitimes du quotidien. Cette forme de pensée est habituellement reliée à une forte peur de l’échec.

Lorsqu’elle éprouve des difficultés dans un aspect de sa vie, la personne a tendance à croire que toute sa vie est un échec. Elle ressent de l’anxiété lorsque l’échec est anticipé ainsi qu’une atteinte à l’estime de soi et du découragement si l’échec survient. Exemples : « Jamais je n’accepterai d’être le deuxième violon! ». « Je ne vaux plus rien maintenant que je suis à la retraite ». « If I’m not the top, I’m a flop! ».
Souvent les exigences sont si élevées que malgré le succès et l’approbation d’autrui la personne juge que ce n’est pas satisfaisant et qu’elle n’est pas vraiment compétente ou à la hauteur de sa tâche. C’est ce qu’on appelle parfois « Le syndrome de l’imposteur ».

Il importe ici de dissocier à nouveau le désir de l’exigence. Il est normal et souhaitable dans la vie d’entretenir une certaine ambition et de vouloir réussir ses entreprises. Mais si ce désir se manifeste sous forme d’une exigence rigide, la personne cherchera à réussir trop parfaitement et il en résulte un perfectionnisme exagéré, une tendance à ne jamais être satisfait, à se critiquer et à critiquer les autres et à se dévaloriser sans raison. Il peut s’en suivre de l’épuisement et même de la dépression.

Les énoncés suivants (Young, 2005) peuvent vous aider à vérifier jusqu’à quel point vous êtes influencé par cette croyance :
− Je dois être le(la) meilleur(e) dans presque tout ce que je fais, je ne peux pas accepter d’être le(la) deuxième.
− Je dois apparaitre sous mon meilleur aspect la plupart du temps.
− J’ai tant de choses à faire qu’il ne me reste presque pas de temps pour me détendre
vraiment.
− Presque rien de ce que je fais n’est assez bien, je pourrais toujours faire mieux.
− Je dois faire face à toutes mes responsabilités.
− Je ressens une pression constante qui me force à faire les choses et à les réussir.
− Mes relations souffrent de ce que je m’impose trop de choses.
− Je m’impose une telle pression pour bien faire que ma santé en souffre.
− Souvent je sacrifie plaisir et bonheur pour atteindre mes idéaux.
− Lorsque je fais une erreur, je mérite une critique sévère.
− Je ne peux pas accepter de présenter des excuses pour mes erreurs.
− Je suis quelqu’un de très compétitif.
− J’attache beaucoup d’importance à l’argent ou au statut social.

 

> Une croyance peut être mieux adaptée : « Il est préférable de s’accepter comme une créature imparfaite avec les limites inhérentes à la condition humaine. Il est également préférable d’agir plutôt que de toujours vouloir agir parfaitement. »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s