un exemple de croyance dysfonctionnelle: besoin d’être aimé et approuvé par presque toutes les personnes sinon je ne peux être heureux et satisfait de moi.

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1ère CROYANCE DYSFONCTIONNELLE : J’ai absolument besoin d’être aimé et approuvé par presque toutes les personnes importantes de ma vie sinon je ne peux être heureux et satisfait de moi.

Cette croyance est une des plus répandues et des plus fréquemment observées dans la vie courante. Elle résulte d’un besoin excessif d’obtenir l’amour et l’approbation d’autrui.
L’estime de soi de la personne repose sur ses réactions face aux autres plutôt que sur ses propres valeurs intériorisées. Elle accorde une importance exagérée au statut, à l’apparence, à l’occupation sociale, à l’argent, à la compétition ou aux réalisations (être parmi les meilleurs ou les plus populaires pour obtenir l’approbation). Elle se présente fréquemment sous forme d’une peur du rejet pouvant se manifester de diverses façons :

• Timidité, gêne ou honte par peur d’être mal jugé par autrui. Elle est souvent à l’origine d’une forme d’anxiété fréquente et souffrante nommée « anxiété sociale » qui nécessite parfois d’être traitée. Exemples : « Si je pose une question dans un groupe, je risque de montrer que je n’ai pas compris et de passer pour un imbécile. Je n’en ai pas le courage, je préfère m’abstenir! ». Ou encore : « Si je demande à telle personne de m’accompagner dans cette soirée, elle refusera peut-être et j’aurai l’air ridicule aux yeux de tous. Je ne peux pas le supporter! ».

• Difficulté à s’affirmer. Exemples : « Sa demande est exagérée, mais si je refuse il ne
m’aimera plus ». « J’aime mieux ne rien dire, s’il fallait qu’il se fâche ».

• Tendance à trop donner ou se dévouer pour autrui (sacrifice de soi). Exemples :
« Je n’arrive pas à faire passer mes besoins avant ceux des autres parce que je me
sens trop coupable si cela arrive ». « Je suis celui (ou celle) qui finit presque toujours
par prendre soin des autres. » « Je préfère donner plutôt que recevoir un cadeau ».
« Je suis exténué mais comment dire non… ».

• Attitudes rigides et inadéquates par peur de perdre la face (honneur ou déshonneur).
Exemples : « Jamais je ne vais céder, de quoi aurais-je l’air! ». « C’est une question de
principe! ». « Je ne me laisserai pas monter sur le dos ». « Je vais leur montrer de quel
bois je me chauffe ».

En fait le désir d’être aimé et approuvé par son entourage est normal et légitime et favorise des rapports interpersonnels utiles et gratifiants. Ici, comme c’est si souvent le cas dans la vie, c’est le degré d’exigence qui devient nocif s’il est trop rigide ou trop élevé.

Prenons l’exemple d’une personne qui cherche à être gentille et à satisfaire son entourage entre autres parce qu’elle désire bien s’entendre, être acceptée et se faire des amis. Si ce désire légitime s’accompagne d’une exigence trop rigide, notre personne sera préoccupée par le désir de plaire à tel point qu’elle n’osera pas refuser des demandes même excessives et que la moindre critique et le moindre mécontentement de la part d’autrui seront vécus comme des drames.

Ultimement elle risque de devenir impatiente et épuisée. Si son désir trop rigide est remplacé par une préférence, cette même personne continuera d’être aimable et ouverte face à autrui mais elle pourra refuser les demandes jugées excessives sans culpabilité et elle acceptera plus facilement les critiques et les mésententes inévitables dans les rapports entre êtres humains. Et surtout elle vivra de façon
plus agréable et plus sereine.

Les énoncés suivants (Young, 2005) pourraient vous aider à vérifier jusqu’à quel point vous êtes influencé par cette croyance :

− Mon estime personnelle est principalement fondée sur la façon dont les autres me voient.
− Posséder de l’argent et connaitre des gens importants sont des choses qui me donnent de la valeur.
− Je consacre beaucoup de temps à soigner mon apparence afin de gagner l’estime des
autres.
− Mes réussites ont plus de valeur à mes yeux si les autres les remarquent.
− Lorsque je considère les décisions que j’ai prises dans ma vie, je réalise que la plupart d’entre elles reposaient sur le désir d’obtenir l’approbation des autres.
− Même si je n’aime pas une personne, je tiens malgré tout à ce qu’elle m’aime.
− À moins d’obtenir beaucoup d’attention des autres, je me sens peu important(e).
− Si j’interviens lors d’une réunion ou si on me présente dans un groupe, je cherche à
être reconnu(e) et admiré(e).
− Lorsqu’on me fait beaucoup de compliments et d’éloges, je me sens une personne de valeur.

Un exemple de Croyance qui serait mieux adaptée :

Le désir d’obtenir l’approbation et l’amour d’autrui est désirable et légitime mais s’il est exagéré il devient source de problèmes et de souffrance. Il est plutôt souhaitable et productif de davantage se concentrer sur le respect de soi, sur la façon de gagner l’approbation des autres pour des raisons pratiques et non narcissiques et sur le fait d’aimer au lieu d’être aimé.

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